Synopsis Allociné :" En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de
Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis
pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service
une femme de ménage, Séraphine, 48 ans. Quelque temps plus tard, il
remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois. Sa
stupéfaction est grande d'apprendre que l'auteur n'est autre que
Séraphine. S'instaure alors une relation poignante et inattendue entre
le marchand d'art d'avant-garde et la femme de ménage visionnaire."
Au début du film, j'ai eu peur de m'ennuyer parce qu'il ne se passait pas grand chose. Et puis Séraphine est apparue : je me suis vite attachée à elle, à son histoire et à la façon dont son talent pictural hors du commun éclot grâce à sa rencontre avec Whilhelm. Yolande Moreau est incroyable dans ce rôle, vraiment touchante, me montrant une facette d'actrice que je ne lui connaissais pas encore.
Quant à la réalisation du film, elle m'a particulièrement plu, à la fois sobre par sa mise en scène et éclatante par sa photographie, qui met bien en lumière les œuvres de Séraphine.
Ce film m'a en tout cas donné envie d'en découvrir davantage sur cette artiste peintre que je ne connaissais que de nom, autant pour l'originalité de son travail que pour sa vie tout aussi belle que tragique.
Acteurs :Christian Bale (James Graham/Jim), John Malkovich (Basie), Miranda Richardson (Mme Victor), Nigel Havers (le docteur Rawlins), Joe Pantoliano (Frank Demarest), Masatô Ibu (le sergent Nagata), Emily Richard (la mère de Jim),Rupert Frazer (le père de Jim).
Scénario : d'après l’œuvre de James Graham Ballard (également au scénario), Tom Stoppard et Menno Meyjes.
Synopsis Allociné :"En 1941, la concession internationale de Shanghaï semble ignorer tout de
l'occupation japonaise du reste du pays. James Graham, jeune fils d'un
industriel britannique, y vit une existence protégée et pleine
d'aventures imaginaires. Mais l'attaque de Pearl Harbour marque la fin
de cet état de grâce, et James se retrouve séparé de sa famille.
Condamné au statut d'errant, il se retrouve finalement emprisonné dans
un camp de prisonniers où il doit apprendre à survivre..."
Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en regardant ce film donnant une vision plutôt originale de la Seconde Guerre Mondiale : nous sommes en effet rarement face au point de vue oriental de cette guerre, encore moins celui des anglais, américains... présents en très grand nombre à l'époque en Chine dans les concessions internationales et amenés dans des camps de prisonniers japonais.
J'ai été vraiment impressionnée par ce que j'ai visionné, surtout grâce à la performance incroyable de Christian Bale.
Il campe ici le rôle d'un jeune garçon curieux, épris d'aventures, de liberté et de justice - je lui ai d'ailleurs trouvé quelque chose de Tom Sawyer, que j'ai lu récemment, en peut-être plus cultivé et donc parfois plus réfléchi - , qui découvre bien malgré lui que le monde dans lequel il pensait vivre est loin d'être aussi parfait que ce que laissait sous-entendre sa vie idéale dans la villa familiale de Shanghaï. Néanmoins, il affronte la guerre et le camp de prisonniers avecbonne humeur, espoir etvivacité d'esprit, parfois communicatifs pour ses compagnons, parfois exaspérants.
Il porte, grâce à ce rôle, le film sur ses épaules avec brio -même s'il reste bien secondé par John Malkovich, yankee opportuniste et particulièrement cynique face à la situation, qui décide d'aider le jeune garçon malgré tout.Ce duodonne beaucoup de fraîcheur et de poésie (surtout les scènes où Jim se fait happer par son imagination, comme n'importe quel enfant) au récit d'une situation pourtant désespérée et inhumaine, sans pour autant minimiser ce que cette situation sous-tend (maladies, manque de nourriture, violences, travaux forcés...).
J'ai donc trouvé qu'Empire du Soleil était un très beau film, qui raconte vraiment différemment la guerre grâce au regard à la fois naïf et réfléchi d'un enfant qui découvre brusquement la violence et la cruauté de ses semblables, et qui doit s'adapter en conséquence pour survivre.
Date de première diffusion originale : avril 2000 (série arrêtée en 2000)
Date de première diffusion française : avril 2001
Nombre de saisons : 1
Nombre d'épisodes : 6
Acteurs récurrents :T.K. Carter (Gary McCullough), Khandi Alexander (Francine « Fran » Boyd), Sean Nelson (DeAndre McCullough), Glenn Plummer (George « Blue » Epps), Toy Connor (Tyreeka Freamon)...
Synopsis :A la manière d'un documentaire, The Corner raconte le quotidien d'un quartier défavorisé de Baltimore, La Fayette Street, où le deal, la consommation de drogues, les meurtres et agressions sont monnaie courante. Au milieu de cette violence et de cette misère, le jeune DeAndre McCullough, 16 ans, fils de deux toxicomanes, Gary et Fran, fait ce qu'il peut pour tuer le temps et pour s'en sortir...
Cette série TV, que j'ai regardé après coup, est cependant le prologue de The Wire, pour moi un monument dans le climat télévisuel de ces dernières années. Nous sommes en effet déjà dans le même quartier de Baltimore, avec la même description de la vie quotidienne de ce quartier. Sauf qu'ici, cette description est brute, au plus proche de la réalité, sans grande transformation narrative pour donner plus de matière fictionnelle au propos. Et en effet, les évènements décrits ont pour la plupart bien eu lieu, ce que nous confirme le dernier épisode : nous assistons dans les dix dernières minutes à un entretien entre ceux qui ont choisi de raconter leur histoire et le réalisateur,non pas les acteurs qui ont joué leur rôle. L'on comprend mieux le choix de tourner ces six épisodes à la manière d'un documentaire, puisqu'après tout on n'en est pas si loin quant aux faits racontés.
C'est pour cette raison que The Corner est une série TV que j'ai également adoré, mais pas pour les mêmes raisons, bien sûr, que The Wire. Par cet aspect documentaire, on assiste à la déchéance de ce quartier - plus particulièrement celle d'une des familles qui y habite - sans parti pris possible, dans toute sa crudité et sa violence au quotidien, malheureusement inéluctable car rien n'est fait par les autorités pour sortir de cette spirale de violence et de destruction. La claque n'en est donc que plus brutale,même lorsque l'on a déjà conscience de cette réalité.
Il ne me reste qu'à lire les ouvrages dont sont issues ces deux séries, nommés The Corner, et dont j'ai déjà le premier tome dans ma bibliothèque. Je découvre donc le travail incroyable d'investigation et de dénonciation de David Simon et d'Ed Burns à rebours : qui a dit que je fonctionnais un peu à l'envers sur le coup ?
Acteurs : Simon Pegg (Nicholas Angel), Nick Frost (Danny Butterman), Jim Broadbent (Frank Butterman), Timothy Dalton (Simon Skinner)...
Scénario : Edgar Wright, Simon Pegg.
Synopsis Allociné :"A Londres, le policier Nicholas Angel est le meilleur de son équipe.
Tellement bon qu'il fait passer ses collègues pour de simples gardiens
de la paix. Le chef de la brigade décide donc de le "promouvoir" dans le
petit village de Sandford, où il ne se passe rien. Aux côtés du
policier local Danny Butterman qui rêve de devenir Mel Gibson, Nicholas
règle quelques contraventions sans grand intérêt. Une série de crimes
étranges va le remettre dans l'action...
"
Après Shaun Of The Dead, Hot Fuzz est le deuxième volet de la trilogie Blood and Ice Cream (ou Three Flavours Cornetto Trilogy) réalisée par Edgar Wright, écrite également par lui et Simon Pegg, et dont les personnages principaux sont joués par Simon Pegg et Nick Frost. Pourquoi ce nom ? Parce que dans chaque film, nous voyons les personnages manger un ou plusieurs Cornetto de couleurs différentes, tout simplement... Ces couleurs font d'ailleurs référence à une autre trilogie cinématographique, celle des Trois couleurs, réalisée par Krzysztof Kieślowsk dans les années 1990. D'emblée, le sérieux n'est donc pas de mise, ce qui se confirme au regard de ces deux premiers films sortis au cinéma (le dernier est prévu pour 2013) : Shaun Of The Dead parodie en effet les films de zombies tandis qu'Hot Fuzz s'en prend plutôt aux films policiers/action.
Le début du film est de ce principe on ne peut plus banal : Nicholas Angel est un super flic de Londres, tellement bon qu'il se fait muter par ses chefs dans le fin fond de la campagne anglaise, à Sandford. Ils en ont en fait assez de passer pour des branques face à toutes ses actions de bravoure. Il se retrouve donc dans un autre monde, où il doit, en tant qu'agent de police, faire régner l'ordre en mettant à la porte du pub tous les ados qui ne sont pas majeurs, récupérer un cygne qui s'est échappé du parc de son propriétaire... Bref, tout sauf des actions de bravoure. Dans cette première partie, nous découvrons aussi, en même temps que Nicholas, la nouvelle équipe dans laquelle il a été affecté : des inspecteurs pas bien malins à la Dupont et Dupond, des gardiens de la paix guère mieux, dont l'un d'eux, Danny (qui est aussi le fils du capitaine de la brigade, Franck, d'un flegme impressionnant), est fasciné par les films d'action emplis de super flics comme Point Break, Bad Boys et j'en passe.
Cette partie est surtout drôle par rapport à la situation grotesque dans laquelle se trouve Nicholas et le choc des cultures entre mégalopole et village qu'elle entraîne : les missions attribuées aux policiers ridicules, bien sûr, mais aussi les façons dont ceux-ci s'en occupent, tout aussi ridicules.
Et puis, brusquement, des crimes, que tout le monde considère comme des accidents, commencent à fleurir dans le village. Le film devient alors du grand n'importe quoi, parodiant les films cités précédemment en en faisant encore plus des tonnes (oui, c'est possible) quant à la résolution de l'enquête et à la scène d'action finale habituelle. Et bien sûr, après en avoir fait des tonnes, les scènes tombent toujours à plat, soit grâce à des punchlines débiles ou prévisibles - petite précision : ce qu'on appelle punchline est une réplique, dans un film d'action, qui fait mouche et dont on se souvient forcément, par exemple "Hasta la vista baby" dans Terminator 2 ou "Yippie-Kay-yee, pauvre con" dans Die Hard -, soit parce qu'elles se finissent vraiment bêtement. Nous sommes vraiment dans la parodie puisque tous les poncifs de ce genre cinématographique sont poussés à leur extrême jusqu'à en devenir risibles.
J'ai trouvé Hot Fuzz franchement génial après coup : c'est la deuxième fois que je le regarde et la première fois avait plutôt été une déception. Je pense que cette première déception s'explique parce qu'après Shaun Of The Dead (que j'ai malgré tout préféré), je ne m'attendais pas du tout à ça. Je ne regrette donc pas d'avoir voulu le revoir, parce que j'ai ri comme une bossue pendant deux heures.
A voir et à revoir si vous aimez les films parodiques et/ou pour le duo Simon Pegg/Nick Frost que personnellement j'adore !
Date de première diffusion originale : mars 2004 (série arrêtée en 2006)
Date de première diffusion française : février 2006
Nombre de saisons : 3
Nombre d'épisodes : 36
Acteurs récurrents : Timothy Oliphant (Seth Bullock), Ian McShane (Al Swearengen), Molly Parker (Alma Garret), John Hawkes (Sol Star), Paula Malcomson (Trixie), Charlie Utter (Dayton Callie), Jim Beaver (Whitney Ellsworth), Brad Dourif (Doc Cochrane)...
Synopsis :Deadwood, Dakota, 1876. A l'heure de la fin de la guerre civile, ses habitants sont en passe de choisir son appartenance à un état, soit le Dakota du nord, soit le Dakota du sud. Au travers de ce choix, à l'origine de nombreuses tensions, est aussi racontée la vie de cette petite ville représentative du Far West où règne violence et non respect des lois...
Deadwood est une série TV que j'ai tout de suite apprécié car elle mélange fiction et réalité. Certains personnages ont fait en effet partie de l'histoire de la ville, mais aussi de celle des Etats-Unis à cette période, comme Seth Bullock, Al Swearengen - qui sont les deux personnages principaux, même s'ils ont tous leur importance - ou encore Wild Bill Hickok, Calamity Jane, Wyatt Earp, etc. Ces personnages sont bien sûr décrits le plus fidèlement possible (ainsi de la mort de Wild Bill à la fin de la saison 1), nous donnant une image au plus proche de celle du Far West de la fin du XIXème siècle.
Nous sommes donc très loin du monde un peu trop bisounours de La petite maison dans la prairie, mais plutôt dans l'atmosphère crade (au sens propre, puisque les protagonistes sont loin d'être d'une propreté reluisante, ce qui est appréciable; Calamity Jane, bien saoûle, va même s'uriner dessus...)et violente qui était légion dans toutes les villes de cette époque : meurtres gratuits, sexe, alcool, drogue, appât du gain à cause de l'or, langage plus que fleuri... Cette atmosphère a bien sûr une incidence sur le comportementdes personnages, qu'ils aient bon ou mauvais fond. Bullock, le shérif de la ville, a donc souvent des méthodes bien peu orthodoxes pour faire régnerla loi, tandis que Swearengen, le tenancier d'un saloon/bordel qui détient officieusement la ville, a parfois des méthodes "humaines" et inattendues pour aider quelqu'un à qui il tient, notamment Trixie, une de ses prostituées. Ces deux-là vont même bien souvent coopérer pour le bien-être de la communauté à partir de la saison 2. Pas de manichéisme de ce fait, mais une adaptation de chacun aux "lois" de la ville pour en faire partie, mais aussi survivre. En tant que téléspectateur, nous avons donc du mal à trancher et on se trouve bien souvent à excuser malgré nous un tel qui vient de faire quelque chose de plus qu'immoral...
C'est aussi ce que j'ai aimé, cet attachement aux personnages, parfois bien malgré nous : Swearengen est le plus grand de tous les salauds, magnifiquement interprété par Ian McShane d'ailleurs - il a de plus des répliques tout bonnement incroyables qui ne font que le rendre encore plus excellent - , mais on ne peut s'empêcher de finir par l'apprécier au fil des saisons (pour ceux qui connaissent The Shield, c'est un peu comme Vic McKey). Il en est de même d'autres personnages, que l'on découvre sous différents jours au fil des épisodes et qu'on finit par suivre avec beaucoup d'émotion.
Ce qui est cependant dommage, c'est que la série se soit arrêtée à la fin de la saison 3 un peu en vrac : je suis vraiment restée sur ma faim avec le dernier épisode, laissant présager une suite qui n'aura jamais lieu. Elle a été mise en pause car certains des acteurs principaux avaient d'autres projets en cours, mais elle n'a jamais repris.
J'ai en tout cas adoré visionnerDeadwood car j'ai toujours été fascinée par cette période plutôt sombre des Etats-Unis où se mêlent réalité assez glauqueet légende bien plus positive sur ses personnages les plus célèbres. Qui plus est, la réalisation est quasi cinématographique, les acteurs excellents et le scénario tient vraiment la route. Dommage qu'elle ait été arrêtée avant la fin. Une superbe série d'ambiance à regarder sans hésiter si l'on s'intéresse au véritable Far West !
Acteurs : Daniel Craig (James Bond), Judi Dench (M), Javier Bardem (Raoul Silva), Ralph Fiennes (Gareth Mallory), Naomie Harris (Eve)...
Scénario :d'après l’œuvre de Ian Fleming; Neal Purvis, Robert Wade et John Logan.
Synopsis Allociné :" Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents
infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est
attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements
ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le
nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la
sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace,
intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance
vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans
l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la
piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte
l’objectif secret et mortel… "
Ce nouveau volet de James Bond est tout bonnement excellent. Les 2h20 passent très vite, mêlant avec brio scènes d'action à l'ancienne très bien réalisées et scènes faisant avancer l'histoire avec beaucoup de cohérence et d'intérêt.
De plus, l'histoire est vraiment intéressante, nous mettant face à une situation inattendue pour l'agent 007, qui a bien du mal à être au meilleur de sa forme et de ses capacités pour diverses raisons. Elle est encore bien sombre et violente, ce qui a toujours été le cas avec la venue de Daniel Craig dans le rôle de l'espion le plus célèbre de tous les temps.
Il est d'ailleurs toujours parfait dans son rôle, associant classe, violence etcynisme. Il est aussi plutôt bien accompagné par Javier Bardem, qui fait encore preuve de beaucoup de talent en interprétant un criminel plus qu'original et fou : j'ai adoré son personnage ! Naomie Harris est aussi bien sympathique comme coéquipière de Bond. J'ai enfin beaucoup apprécié la place que prend M, interprétée par Judi Dench, dans ce film, qui n'en est que plus riche et intéressant.
Et comme d'habitude, des clins d'œil vraiment appréciables faits aux précédents filmsapparaissent toujours aux bons moments pour rendre les situations un peu moins dramatiques.
Un simple petit bémol : dans certains passages, il manque peut-être certaines informations, que l'on comprend certes vite, mais qui perturbent pendant quelques instants tout de même.
Je ne regrette donc pas ma séance cinéma : Skyfall est encore un très bon James Bond, qui remplit parfaitement son rôle de film d'espionnage, avec toujours cette nouvelle fraîcheur donnée au personnage par l'interprétation de Daniel Craig.
Synopsis :Brillant inspecteur de la Criminelle, John Luther reprend du service après avoir subi une enquête sur la mystérieuse chute d'un suspect, désormais dans le coma, alors qu'il s'apprêtait à l'arrêter. Il fait équipe, pour son retour, avec une nouvelle recrue, Justin, un de ses fervents admirateurs. Pour leur première enquête, rien ne va aller comme prévu, menant John face à des perspectives auxquelles il ne s'attendait pas, notamment grâce à la rencontre avec une jeune femme vraiment pas comme les autres, Alice Morgan...
Luther est une excellente série policière,sobre, efficace, vraisemblable et bien filmée, sans trop d'artifices. Elle met en scène des personnages qui ne sont pas de simples faire-valoir à la résolution d'une enquête - comme c'est le cas à l'heure actuelle dans bien trop de séries policières -. Ainsi, ils ont une histoire, une vie qui viennent souvent influer sur leurs comportements et sur le déroulement de l'intrigue et de l'enquête, surtout pour le"héros" de la série, John Luther.
Celui-ci, obsédé par son métier au point de mettre de côté sa vie amoureuse, est sans cesse obnubilé par la bonne réussite de ses enquêtes. Génial en ce qu'il est capable, grâce à quelques indices ou suppositions, de découvrir le suspect d'une affaire, de le pousser dans ses derniers retranchements grâce à un interrogatoire ensuite, il représente le parfait détective, à la manière d'un Sherlock Holmes. Et comme lui, il a aussi ses démons intérieurs, qui lui font parfois utiliser des méthodes peu conventionnelles pour parvenir à ses fins, mais toujours dans un souci de justice. Ce personnage complexe et attachant est magnifiquement incarné par Idris Elba, qui lui donne toute sa force. Il en est bien sûr de même pour d'autres personnages de la série, eux aussi très étoffés et complexes, comme Alice, sa nouvelle "amie" ou son ami de longue date, Ian, mais je n'en dirai pas plus pour ne pas dévoiler d'autres éléments de l'intrigue...
Luther n'en reste pas moins une série policière, il est donc important de revenir plus en détail sur les affaires développées.Elles sont toutes centrées sur de la criminalité violente, plus que glauque et morbide (tueurs en série notamment), avec des comportements présentant des criminels particulièrement torturés. C'est grâce à ces comportements que l'inspecteur les identifie rapidement, avant que ne commencele jeu du chat et de la souris pour les arrêter sur un ou plusieurs épisodes. Classique mais efficace car nous sommes vraiment pris dans cette chasse au criminel faite avec beaucoup de méthode et de réflexion, comme dans les séries policières plus classiques qu'à l'heure actuelle. A cela s'ajoute une bande-son bien choisie, vraiment en adéquation avec le personnage ou les affaires, que ce soit pour le générique de début (Paradise Circus de Massive Attack) ou pour les fins d'épisodes (Marilyn Manson, Muse, Beck, Nina Simone...)
J'ai adoré regarder les deux premières saisons de cette sérieque j'ai dévorée en deux petites soirées. J'attends donc la saison 3 avec impatiencepour en découvrir davantage sur le ténébreux Luther !