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The Corner


Titre original : The Corner
Pays : Etats-Unis
Créateur : David Simon
Date de première diffusion originale : avril 2000 (série arrêtée en 2000)
Date de première diffusion française : avril 2001
Nombre de saisons : 1
Nombre d'épisodes : 6
Acteurs récurrents : T.K. Carter (Gary McCullough), Khandi Alexander (Francine « Fran » Boyd), Sean Nelson (DeAndre McCullough), Glenn Plummer (George « Blue » Epps), Toy Connor (Tyreeka Freamon)...
Synopsis : A la manière d'un documentaire, The Corner raconte le quotidien d'un quartier défavorisé de Baltimore, La Fayette Street, où le deal, la consommation de drogues, les meurtres et agressions sont monnaie courante. Au milieu de cette violence et de cette misère, le jeune DeAndre McCullough, 16 ans, fils de deux toxicomanes, Gary et Fran, fait ce qu'il peut pour tuer le temps et pour s'en sortir...
 
Cette série TV, que j'ai regardé après coup, est cependant le prologue de The Wire, pour moi un monument dans le climat télévisuel de ces dernières années. Nous sommes en effet déjà dans le même quartier de Baltimore, avec la même description de la vie quotidienne de ce quartier. Sauf qu'ici, cette description est brute, au plus proche de la réalité, sans grande transformation narrative pour donner plus de matière fictionnelle au propos. Et en effet, les évènements décrits ont pour la plupart bien eu lieu, ce que nous confirme le dernier épisode : nous assistons dans les dix dernières minutes à un entretien entre ceux qui ont choisi de raconter leur histoire et le réalisateur,non pas les acteurs qui ont joué leur rôle. L'on comprend mieux le choix de tourner ces six épisodes à la manière d'un documentaire, puisqu'après tout on n'en est pas si loin quant aux faits racontés.
 
C'est pour cette raison que The Corner est une série TV que j'ai également adoré, mais pas pour les mêmes raisons, bien sûr, que The Wire. Par cet aspect documentaire, on assiste à la déchéance de ce quartier - plus particulièrement celle d'une des familles qui y habite - sans parti pris possible, dans toute sa crudité et sa violence au quotidien, malheureusement inéluctable car rien n'est fait par les autorités pour sortir de cette spirale de violence et de destruction. La claque n'en est donc que plus brutale, même lorsque l'on a déjà conscience de cette réalité.
 
Il ne me reste qu'à lire les ouvrages dont sont issues ces deux séries, nommés The Corner, et dont j'ai déjà le premier tome dans ma bibliothèque. Je découvre donc le travail incroyable d'investigation et de dénonciation de David Simon et d'Ed Burns à rebours :  qui a dit que je fonctionnais un peu à l'envers sur le coup ?     

Deadwood


Titre original : Deadwood
Pays : Etats-Unis
Créateur : David Milch
Date de première diffusion originale : mars 2004 (série arrêtée en 2006)
Date de première diffusion française : février 2006
Nombre de saisons : 3
Nombre d'épisodes : 36
Acteurs récurrents : Timothy Oliphant (Seth Bullock), Ian McShane (Al Swearengen), Molly Parker (Alma Garret), John Hawkes (Sol Star), Paula Malcomson (Trixie), Charlie Utter (Dayton Callie), Jim Beaver (Whitney Ellsworth), Brad Dourif (Doc Cochrane)...
Synopsis : Deadwood, Dakota, 1876. A l'heure de la fin de la guerre civile, ses habitants sont en passe de choisir son appartenance à un état, soit le Dakota du nord, soit le Dakota du sud. Au travers de ce choix, à l'origine de nombreuses tensions, est aussi racontée la vie de cette petite ville représentative du Far West où règne violence et non respect des lois...

Deadwood est une série TV que j'ai tout de suite apprécié car elle mélange fiction et réalité. Certains personnages ont fait en effet partie de l'histoire de la ville, mais aussi de celle des Etats-Unis à cette période, comme Seth Bullock, Al Swearengen - qui sont les deux personnages principaux, même s'ils ont tous leur importance - ou encore Wild Bill Hickok, Calamity Jane, Wyatt Earp, etc. Ces personnages sont bien sûr décrits le plus fidèlement possible (ainsi de la mort de Wild Bill à la fin de la saison 1), nous donnant une image au plus proche de celle du Far West de la fin du XIXème siècle. 
Nous sommes donc très loin du monde un peu trop bisounours de La petite maison dans la prairie, mais plutôt dans l'atmosphère crade (au sens propre, puisque les protagonistes sont loin d'être d'une propreté reluisante, ce qui est appréciable ; Calamity Jane, bien saoûle, va même s'uriner dessus...) et violente qui était légion dans toutes les villes de cette époque : meurtres gratuits, sexe, alcool, drogue, appât du gain à cause de l'or, langage plus que fleuri... Cette atmosphère a bien sûr une incidence sur le comportement des personnages, qu'ils aient bon ou mauvais fond. Bullock, le shérif de la ville, a donc souvent des méthodes bien peu orthodoxes pour faire régner la loi, tandis que Swearengen, le tenancier d'un saloon/bordel qui détient officieusement la ville, a parfois des méthodes "humaines" et inattendues pour aider quelqu'un à qui il tient, notamment Trixie, une de ses prostituées. Ces deux-là vont même bien souvent coopérer pour le bien-être de la communauté à partir de la saison 2. Pas de manichéisme de ce fait, mais une adaptation de chacun aux "lois" de la ville pour en faire partie, mais aussi survivre. En tant que téléspectateur, nous avons donc du mal à trancher et on se trouve bien souvent à excuser malgré nous un tel qui vient de faire quelque chose de plus qu'immoral...
C'est aussi ce que j'ai aimé, cet attachement aux personnages, parfois bien malgré nous : Swearengen est le plus grand de tous les salauds, magnifiquement interprété par Ian McShane d'ailleurs - il a de plus des répliques tout bonnement incroyables qui ne font que le rendre encore plus excellent - , mais on ne peut s'empêcher de finir par l'apprécier au fil des saisons (pour ceux qui connaissent The Shield, c'est un peu comme Vic McKey). Il en est de même d'autres personnages, que l'on découvre sous différents jours au fil des épisodes et qu'on finit par suivre avec beaucoup d'émotion.  
       
Ce qui est cependant dommage, c'est que la série se soit arrêtée à la fin de la saison 3 un peu en vrac : je suis vraiment restée sur ma faim avec le dernier épisode, laissant présager une suite qui n'aura jamais lieu. Elle a été mise en pause car certains des acteurs principaux avaient d'autres projets en cours, mais elle n'a jamais repris. 

J'ai en tout cas adoré visionner Deadwood car j'ai toujours été fascinée par cette période plutôt sombre des Etats-Unis où se mêlent réalité assez glauque et légende bien plus positive sur ses personnages les plus célèbres. Qui plus est, la réalisation est quasi cinématographique, les acteurs excellents et le scénario tient vraiment la route. Dommage qu'elle ait été arrêtée avant la fin. Une superbe série d'ambiance à regarder sans hésiter si l'on s'intéresse au véritable Far West !  

   

Luther (Saisons 1 et 2)


Titre original : Luther
Pays : Grande-Bretagne
Créateur : Neil Cross
Date de première diffusion originale : mai 2010
Date de première diffusion française : avril 2012
Nombre de saisons : 2 (S3 en cours de tournage)
Nombre d'épisodes : 10
Acteurs récurrents : Idris Elba (John Luther), Ruth Wilson (Alice Morgan), Warren Brown (Justin Ripley), Steven Mackintosh (Ian Reed), Saskia Reeves (Rose Teller) Dermot Crowley (Martin Schenk), Indira Varma (Zoe Luther)...
Synopsis :  Brillant inspecteur de la Criminelle, John Luther reprend du service après avoir subi une enquête sur la mystérieuse chute d'un suspect, désormais dans le coma, alors qu'il s'apprêtait à l'arrêter. Il fait équipe, pour son retour, avec une nouvelle recrue, Justin, un de ses fervents admirateurs. Pour leur première enquête, rien ne va aller comme prévu, menant John face à des perspectives auxquelles il ne s'attendait pas, notamment grâce à la rencontre avec une jeune femme vraiment pas comme les autres, Alice Morgan... 

Luther est une excellente série policière, sobre, efficace, vraisemblable et bien filmée, sans trop d'artifices. Elle met en scène des personnages qui ne sont pas de simples faire-valoir à la résolution d'une enquête - comme c'est le cas à l'heure actuelle dans bien trop de séries policières - .  Ainsi, ils ont une histoire, une vie qui viennent souvent influer sur leurs comportements et sur le déroulement de l'intrigue et de l'enquête, surtout pour le "héros" de la série, John  Luther. 

Celui-ci, obsédé par son métier au point de mettre de côté sa vie amoureuse, est sans cesse obnubilé par la bonne réussite de ses enquêtes. Génial en ce qu'il est capable, grâce à quelques indices ou suppositions, de découvrir le suspect d'une affaire, de le pousser dans ses derniers retranchements grâce à un interrogatoire ensuite, il représente le parfait détective, à la manière d'un Sherlock Holmes. Et comme lui, il a aussi ses démons intérieurs, qui lui font parfois utiliser des méthodes peu conventionnelles pour parvenir à ses fins, mais toujours dans un souci de justice. Ce personnage complexe et attachant est magnifiquement incarné par Idris Elba, qui lui donne toute sa force. Il en est bien sûr de même pour d'autres personnages de la série, eux aussi très étoffés et complexes, comme Alice, sa nouvelle "amie" ou son ami de longue date, Ian, mais je n'en dirai pas plus pour ne pas dévoiler d'autres éléments de l'intrigue...

Luther n'en reste pas moins une série policière, il est donc important de revenir plus en détail sur les affaires développées. Elles sont toutes centrées sur de la criminalité violente, plus que glauque et morbide (tueurs en série notamment), avec des comportements présentant des criminels particulièrement torturés. C'est grâce à ces comportements que l'inspecteur les identifie rapidement, avant que ne commence le jeu du chat et de la souris pour les arrêter sur un ou plusieurs épisodes. Classique mais efficace car nous sommes vraiment pris dans cette chasse au criminel faite avec beaucoup de méthode et de réflexion, comme dans les séries policières plus classiques qu'à l'heure actuelle.

A cela s'ajoute une bande-son bien choisie, vraiment en adéquation avec le personnage ou les affaires, que ce soit pour le générique de début (Paradise Circus de Massive Attack) ou pour les fins d'épisodes (Marilyn Manson, Muse, Beck, Nina Simone...)
 
J'ai adoré regarder les deux premières saisons de cette série que j'ai dévorée en deux petites soirées. J'attends donc la saison 3 avec impatience pour en découvrir davantage sur le ténébreux Luther !  

Oz


 
 
Titre original : Oz
Pays : Etats-Unis
Créateur : Tom Fontana
Date de première diffusion originale : 12 juillet 1997 (arrêtée en 2003)
Date de première diffusion française : 9 décembre 1998
Nombre de saisons : 6
Nombre d'épisodes : 53
Acteurs récurrents : Kirk Acevedo (Miguel Alvarez), Ernie Hudson (Leo Glynn), Terry Kinney (Tim McManus), Rita Moreno (Soeur Peter Marie), Harold Perrineau (Augustus Hill), J.K. Simmons (Vern Schillinger), Lee Tergesen (Tobias Beecher), Dean Winters (Ryan O'Reilly), B.D. Wong (Père Ray Mukada), Lauren Velez (Dr Nathan)...
Synopsis Allociné : Oz. Oswald. Pénitencier de haute sécurité. Emerald City. Quartier expérimental de la prison créé par le visionnaire Tim McManus qui souhaite améliorer les conditions de vie des détenus. Mais dans cet univers clos et étouffant se recrée une société terrifiante où dominent la haine, la violence, la peur, la mort. Où tout espoir est vain, où la rédemption est impossible. "Oz est l'endroit où je vis. Oz est l'endroit où je vais mourir, où la plupart d'entre nous vont mourir. Ce que nous sommes importe peu. Ce que nous allons devenir ne compte pas" explique le narrateur, Augustus Hill, depuis sa cage en verre. Bienvenue dans l'antichambre de l'enfer.
 
 
Oz, c'est la série TV que j'avais envie de découvrir depuis longtemps, mais sans oser, à la suite de certains commentaires que j'avais pu lire ou entendre qui la présentaient comme ultraviolente, au point de n'avoir aucun autre intérêt. J'aime malgré tout me faire mon propre avis, j'ai donc commencé le visionnage il y a quelques mois.  
 
 
Alors bien sûr, c'est une série très violente : mettez les détenus les plus dangereux existants dans une même prison, ils ne risquent pas de faire une farandole ou des colliers de perles. Que cette violence soit physique ou psychologique, elle est omniprésente, faisant de la vie de chacun une survie de tous les instants. Seule manière de s'en sortir : être plus fourbe (comme Ryan O'Reilly, l'irlandais qui n'appartient à aucun "clan" et qui se sert de tous pour parvenir à ses fins - mon personnage préféré, parce qu'il reste très sensible et humain sous ses attitudes de sacré pourri) ou plus brutal (ce qui arrive à Tobias Beecher, avocat condamné pour un homicide involontaire qui va devoir devenir un monstre pour survivre  dans les premières saisons, que j'apprécie aussi particulièrement) que les autres pour s'imposer .
 
Mais derrière cette violence, et grâce à un autre personnage génial, Augustus Hill - qui est le narrateur de chaque épisode ou presque - , nous découvrons l'envers des conditions de vie carcérales aux Etats-Unis (on se doute bien sûr que ce n'est pas le seul pays concerné). Elles peuvent faire de l'homme le plus civilisé une bête sans foi ni loi, devenant beaucoup plus dangereux au fil du temps qu'à son arrivée.
Il est évident qu'un détenu a souvent quelque chose à se reprocher au départ (exception faite des cas de condamnations à tort), mais la longueur des condamnations est parfois absurde quant au délit initial. Ainsi, l'on découvre, au fil des épisodes, des petites saynètes présentées de manière très cynique par Augustus. Elles montrent le délit réalisé par chaque personnage important dans Em City et la condamnation que ce délit lui a valu : où l'on découvre qu'un simple vol coûte parfois plus cher qu'un meurtre...
Dysfonctionnements des procès, des conditions de détention, d'éducation pour un retour à une vie "normale" à la sortie, de la surveillance des détenus..., tout y passe pour mieux dénoncer ce système aliénant, malgré la meilleure volonté du monde de certains hommes pour rendre les choses vivables (notamment Tim McManus).
 
Pour donner plus de force à cette dénonciation de tous les instants, un regard sociologique sur Oz est donné grâce à la description minutieuse de microsociétés formées par les divers clans : afro-américains, latinos, italiens, musulmans, aryens, bikers, homosexuels... Chacun a son chef, son activité au sein de la prison, ses règles à suivre, ce qui crée bien sûr des tensions meurtrières entre et dans les clans lorsque des jeux de pouvoir s'instaurent au centre de tout ce microcosme carcéral complexe et inhumain.
La série dépasse alors la dénonciation des conditions des détenus pour atteindre celle des travers des détenus eux-mêmes, qui choisissent trop souvent la facilité permise par la violence au détriment du dialogue et de la réflexion - dénonçant d'une certaine façon l'Homme plus généralement et l'ironie pessimiste de sa situation, puisque c'est à cause de sa civilisation qu'il devient inhumain - .  
C'est vraiment cet aspect que j'ai trouvé passionnant et qui m'a touchée le plus : il nous met face à des hommes qui, contrairement à ce que l'on pourrait penser, essaient de vaincre leurs démons, leurs dilemmes, pour obtenir leur rédemption et redevenir des êtres humains à part entière à l'intérieur même de leur cage créée par leurs semblables. Certains des détenus en deviennent même attachants, tandis que d'autres n'en deviennent que plus antipathiques...
 
Cependant, j'ai quand même trouvé les deux dernières saisons moins intéressantes : la violence y est en effet devenue un peu trop gratuite à mon goût. De plus, le dernier épisode m'a laissé une petite sensation d'inachevé, comme si certains éléments de l'intrigue de départ n'avaient pas trouvé de résolution suffisante...
 
 
Oz est donc, comme vous l'avez déjà sûrement compris, une série que j'ai adorée : il ne faut en fait pas s'arrêter sur son aspect violent, mais s'attacher à tout ce qui est décrit, avec beaucoup de justesse, derrière cette violence bien souvent banale dans ce genre de milieux. Attention tout de même aux âmes sensibles, elle reste très choquante : meurtres, viols, violences psychologiques, parfois à la limite du supportable, sont légion...
Encore une nouvelle pépite qui vient d'HBO en somme !

Supernatural (Saisons 1 à 7)

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Deux frères originaires du Kansas, Sam et Dean Winchester, l’un étudiant à la fac de droit, l’autre bourlinguant par ci par là, sont amenés à se retrouver pour rechercher leur père : John n’a en effet pas donné de nouvelles depuis plusieurs jours alors qu’il est sur une « affaire ». Il faut entendre par « affaire » une chasse au monstre puisque John est un chasseur de créatures en tout genre (démons, fantômes…), qui a transmis son expérience à ses fils. Il a choisi cette voie après que sa femme a été tuée par un démon aux yeux jaunes, alors que Sam avait six mois. 
John a en fait disparu pendant qu’il traquait une Dame Blanche. Dean et Sam vont finalement résoudre cette affaire, sans pour autant retrouver leur père. Au retour chez lui, après cette chasse, Sam, qui avait quitté cette vie d’errance pour plus de stabilité, va à nouveau suivre son frère suite à un évènement tragique qui va remuer leur douloureux passé.
C’est alors le début de leurs pérégrinations fantastiques à travers les Etats-Unis, à la manière d’un road-movie, qui dure depuis sept saisons, pérégrinations durant lesquelles les frères Winchester vont prendre une place de choix dans les différents conflits surnaturels mettant souvent en question la survie de l’humanité…
 
Série découverte totalement par hasard il y a pas mal d’années en zappant un samedi soir sur M6, j’ai immédiatement accroché sur le premier épisode que j’ai vu (c’était justement le tout premier de la première saison).  D’abord parce que j’ai toujours apprécié le fantastique : ça tombe bien,Supernatural reprend les différents mythes et légendes existant dans le monde entier, de toutes les croyances ou religions possibles (vampires, loups-garous, démons, fantômes, dieux…).
Ensuite, parce que les frères Winchester sont, dès le premier épisode, dignes d’intérêt : ils dégagent d’emblée beaucoup de sympathie et on sent de suite que ce sont des personnages qui vont bien s’étoffer au fil du développement du scénario (ce qui s’avère rapidement être le cas). 
Egalement parce que c’est une série qui n’est pas dénuée d’humour : parodies, personnages aux répliques nazes mais drôles (surtout Dean), situations où les frères se trouvent ridiculisés… Beaucoup d’autodérision en somme, ce qui est très agréable.
Enfin, parce que certains épisodes sont de véritables hommages rendus au cinéma fantastique ou d’horreur : un des épisodes de la quatrième saison est en effet tourné en noir et blanc et nous met face aux monstres de la Hammer ; dans de nombreux autres, Dean fait des références à divers films, séries TV de plus ou moins grande qualité…
C’est sans compter aussi sur l’ambiance musicale qui nous plonge dans le hard-rock des années 1970-1980 : Kansas (dans le dernier épisode de chaque saison), AC/DC, Metallica, Blue Oyster Cult…, et sur la présence de la magnifique Chevrolet Impala noire de 1967 qui les suit au fil des épisodes.
En résumé, Supernatural est une série avec une atmosphère attentivement mise en place, qui nous entraîne brillamment sur la route avec les frères Winchester à la poursuite de créatures fantastiques. C’est cette atmosphère qui lui donne, à mon sens, toute son originalité par rapport à d’autres séries fantastiques, et surtout qui en fait son véritable intérêt : c’est la première série du genre dont je ne me lasse pas au bout de deux saisons.
 
Mais (parce qu’il y a un mais), suite à son succès, comme c’est trop souvent le cas dernièrement avec les productions télévisuelles, le scénario original, qui devait s’arrêter à la cinquième saison, a été rallongé…
Le résultat : histoire principale bien moins cohérente et intéressante car faite un peu trop à la va-vite, ce qui entraîne des maladresses très gênantes ou des passages inintéressants. En guise de comparaison, je prendrai Buffy contre les vampires, devenue complètement abracadabrante (ce qui est un comble pour une série fantastique) et ennuyante au fil des saisons. Je crains, après avoir terminé de regarder la septième saison il y a quelques jours, qu’on en arrive au même point avec Supernatural.
Malgré tout, les épisodes coupés de l’histoire principale sont toujours aussi drôles et passionnants, ce qui sauve encore le reste. A voir combien de temps cela durera…
 
Une série à voir et à revoir volontiers, même si elle commence à pécher par manque d’originalité, de cohérence et de « réalisme » dans son scénario principal. J’attends la huitième saison qui me fera, j’espère, changer d’avis !    

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Once Upon A Time (Saison 1)



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Le jour de son vingt-huitième anniversaire, Emma Swan reçoit une visite inattendue : celle de son fils de dix ans, Henry, qu'elle a abandonné à la naissance. Bien que déroutée par cette rencontre, elle décide de le ramener chez sa mère adoptive, Regina Mills, à Storybrooke, dans le Maine. Pendant le trajet, Henry explique à Emma, en lui montrant un livre de contes de fées (Once Upon a Time), qu'il est venu la chercher pour qu'elle mette fin à la malédiction qui pèse sur la ville : les habitants seraient en fin de compte les héros de tous ces contes de fées, mais ils n'en ont plus aucun souvenir. Incrédule, Emma va malgré tout décider de rester quelque temps dans la ville et découvrir que des choses étranges s'y passent... 

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Série que j'ai découvert tout à fait par hasard, Once Upon a Time m'a fait immédiatement penser à Fables, comics qui reprend également les contes de fées pour les remettre au goût du jour (voir ma chronique). Pour le reste, la série est bien différente puisqu'aucun des personnages - ou presque - ne se rappelle être issu d'un de ces contes.
Ce que j'ai trouvé tout de suite intéressant, c'est que chaque épisode revenait plus particulièrement sur l'histoire d'un de ces personnages (histoire antérieure/nouvelle vie dans le monde "réel") : on découvre ainsi, au fil de la saison, ces personnages (la Reine, Blanche-Neige, le Prince Charmant, le Petit Chaperon Rouge, Rumpelstilskin - particulièrement bien interprété par Robert Carlyle -, etc.) de manière tout à fait judicieuse, en même temps qu'Emma les rencontre au fur et à mesure de sa visite de la ville.
Ce qui m'a également plu, c'est que les contes de fées ont été transformés mais ne perdent pas pour autant de leur authenticité : tout ceci permet en effet de créer des liens normalement inexistants entre tous ces personnages et leurs contes de manière cohérente, sans tomber dans un manque de fidélité aux originaux.

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Malgré tout (comme cela m'arrive bien souvent dans les séries dernièrement), j'ai trouvé que le dernier épisode de la première saison, diffusé dimanche dernier, était assez décevant : l'histoire reste cohérente, soit, mais tout se passe un peu trop vite pour qu'on puisse en être satisfait. Mais surtout, la fin prépare une nouvelle saison qui me semble quelque peu inutile : il aurait été tout à fait été possible de s'arrêter à la fin de cet épisode. J'ai bien peur qu'une suite ne soit en fait, comme d'habitude, que la conséquence du succès de la série : plus ça fait de l'audimat, plus on ajoute des saisons, jusqu'à dénaturer le scénario initial.
Je verrai tout de même ce que ça donne à la rentrée prochaine, contrairement à The Walking Dead (voir ma chronique).
 
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Une très bonne première saison, que j'ai adoré regarder, même si elle reste, comme Fables, réservée à mon sens à ceux qui aiment et connaissent bien les contes de fées ! 

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The Walking Dead (Saisons 1 et 2)


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Pour l'histoire de départ, bien qu'elle change rapidement de l'originale (mais je veux laisser à chacun le soin de le découvrir), je renvoie à ma chronique sur le comics ici.
 
C'est ce changement rapide par rapport à l'histoire originale qui m'avait en premier lieu plu dans ces deux premières saisons de The Walking Dead, diffusée l'année dernière et cette année aux Etats-Unis : non seulement le scénario restait cohérent et bien amené, et surtout l'atmosphère, qui met plus en avant la survie de l'Homme que le mort-vivant lui-même, était fidèlement respectée. De plus, les personnages restaient au départ assez fidèles dans leurs comportements par rapport à ce que l'on attendait d'eux (physiquement, pas toujours) : ainsi de Rick, de Dale, de Glenn... Un personnage, Daryl Dixon, vient d'ailleurs s'ajouter de manière tout à fait bienvenue à la liste de ceux du comics : il donne en effet une autre facette au groupe de survivants mené par Rick. 
 
Puis le treizième épisode de la saison 2, le dernier de celle-ci, a fait son apparition : que dire de plus à part que c'est du grand n'importe quoi ? Toute l'atmosphère de ce qui précédait est dénaturée en 50 minutes, les scènes deviennent incohérentes et donc bien ridicules. Deux exemples : le fusil qui n'a pas besoin d'être rechargé, les morts-vivants qui apparaissent de plus en plus nombreux comme par magie; je ne savais pas que je regardais un jeu vidéo tiens... Et il y en a malheureusement d'autres. Bien évidemment, comme c'est le cas de bien trop de séries TV à mon goût, un beau cliffhanger qui veut obliger le téléspectateur à regarder la saison 3 à sa diffusion à la rentrée prochaine vient s'ajouter à ce foutage de gueule en règle.
 
Je crois bien que je ne regarderai même pas le premier épisode de la prochaine saison, c'est pour dire ! Déjà que le comics commence sérieusement à s'essouffler...

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